On trouve de Thou à la BPF !

Publié le 21 Juin 2013

La BPF étant une bibliothèque riche en ouvrage des 16e et 17e siècles, il était inévitable qu'elle ait des oeuvres de Jacques-Auguste de Thou (1553-1617) en tant qu'auteur :

  •  Epistre de Monsieur le president de Thou, au Roy, de 1614
  • Histoire universelle de Jacque-Auguste de Thou depuis 1543 jusqu'en 1607
  • Historiarum superioris seculi operum libri CXXXVIII
  • Jobus, sive de Constantia libri IIII, poetica metaphrasi explicati
  • Mémoires de la vie de Jacques-Auguste de Thou,...
  • Mémoires pour servir à l'histoire générale des Jésuites, ou Extraits de l'Histoire universelle de M. de Thou

 

Jacques-Auguste de Thou (©Jeffdelongue)

Jacques-Auguste de Thou (©Jeffdelongue)

Or, il se trouve que, principalement grâce à la collection léguée par Alfred André à la BPF, nous pouvons aussi trouver des ouvrages ayant appartenu à cet érudit, magistrat et homme politique, réputé pour sa modération (magistrat parisien, il s'est opposé à la Ligue !). Le fonds André conserve 5 ouvrages (sur la bibliothèque de 12 729 volumes : exceptionnel pour l'époque !) portant la marque de Jacques-Auguste de Thou.

Il serait d'ailleurs plus juste de parler des ex-libris de Thou car, dans le cours de sa vie, et suivant sa situation matrimoniale, il a usé d'ex-libris différents.

Ainsi, pendant le début de sa vie, alors qu'il était promis à une carrière ecclésiastique, son ex-libris ne portait que les armes de sa famille : D'argent à un chevron cantonné de deux taons en chef et un en pointe, le tout de sable. Ce qui donne les ex-libris suivants :

Armes de Jacques-Auguste de Thou jusqu'en 1587 (©SHPF)

Armes de Jacques-Auguste de Thou jusqu'en 1587 (©SHPF)

Puis, après son premier mariage en 1587 avec Marie de Barbançon-Cany (morte en 1601), il accole les armes de sa femme (de gueule à trois lions couronnés d'argent) aux siennes, avec un monogramme qui lie leurs initiales (Iacques Auguste Marie) et que l'on retrouve répété à la verticale sur le dos:

Monogramme et armes de Jacques-Auguste de Thou et Marie de Brabançon-Cany entre 1587 et 1601 (©SHPF)

Monogramme et armes de Jacques-Auguste de Thou et Marie de Brabançon-Cany entre 1587 et 1601 (©SHPF)

Enfin, après son mariage avec Gasparde de la Châtre (1577-1616) en 1602, il accole les armes de sa seconde épouse aux siennes (au 1 : de gueules à la croix ancrée de vair [Nançay] ; au 2 : écartelé d'or et d'azur [Batarnay] ; au 3 : de gueules, à la croix d'argent [Savoie] ; au 4 : contre-écartelé, a) et d) de gueules, à l'aigle bicéphale éployée d'or, b) et c) de gueules, au chef d'or [Lascaris]) *, et change de même son monogramme (I A G):

Monogramme et armes de Jacques-Auguste de Thou et Gasparde de La Châtre entre 1602 et 1617 (©SHPF)

Monogramme et armes de Jacques-Auguste de Thou et Gasparde de La Châtre entre 1602 et 1617 (©SHPF)

* Mais, me direz-vous, pourquoi cette dame a-t-elle des armoiries si compliquées ? Et bien, tout simplement (si, si !) parce que ses armoiries gardent la mémoire de sa généalogie paternelle et maternelle :

  • Nançay : parce que son père, Gaspard de la Châtre (vers 1539-20 novembre 1576), était seigneur de Nançay
  • Batarnay : parce que sa mère s'appelait Gabrielle de Batarnay
  • Savoie : car ce sont les armes de la maison de Savoie, Gabrielle de Batarnay étant la fille d'Isabelle de Savoie et de René de Batarnay (...-1587)
  • Lascaris : parce qu'Isabelle de Savoie était la fille d'Anne Lascaris, comtesse de Tende (1487-1554), et de René de Savoie (1468-1525)

Rédigé par BPF

Publié dans #Ex-libris

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